Dancing with Horses: Collected Riding on a Loose Rein, Trusting Harmony from the Very Beginning

Dancing with Horses: Collected Riding on a Loose Rein, Trusting Harmony from the Very Beginning

Klaus Ferdinand Hempfling a étudié comment les chevaux utilisent leur langage du corps pour communiquer. Travailler avec les chevaux est comparable à une danse. Dans ce livre, l’auteur nous instruit sur les bases du langage corporel avec les chevaux. Il explique que ce n’est qu’en lui parlant un langage qu’il peut comprendre que le cheval pourra exprimer toute sa beauté. Ce livre est un préambule à une équitation rassemblée sur des rênes longues.

Dancing with Horses: Collected Riding on a Loose Rein, Trusting Harmony from the Very Beginning, Klaus Ferdinand Hempfling, 2012, 204 pages.

Résumé

Dancing with Horses:

Collected Riding on a Loose Rein, Trusting Harmony from the Very Beginning

Natural balance

L’équitation rassemblée sur des rênes longues est un concept contradictoire en lui-même. D’un côté on trouve les cavaliers de dressage avec des rênes tendues et des chevaux plus ou moins rassemblés. De l’autre, des cavaliers randonneurs ou de loisir avec des rênes longues et des chevaux pas du tout rassemblés.

Serait-il possible que chaque parti possède une part de la vérité, mais qu’ils ne peuvent chacun voir que leur part de vérité ?

Three truths and the dancing child

Hempfling compare la recherche de l’harmonie à un voyage, un voyage qui va d’un rêve supposé inatteignable à une réalité concrète, un but possible. Si on compare notre voyage vers l’harmonie à cheval à celui d’un enfant qui veutdanser, on peut apprendre beaucoup. S’il a de la chance, qu’il est dan une bonne école avec un bon prof, il découvrira très vite ces trois vérités essentielles :

  1. It is always fun – C’est toujours chouette, fun.
  2. It is always beautiful – C’est toujours beau
  3. And finally, what happens if… our child never reaches the goal ? Nothing happens. He had a wonderful time. – Et qu’arrive-t-il si l’enfant n’atteint jamais son but ? Rien, il ne se passe rien. Il a eu une expérience magnifique.

Ce sont trois vérités essentielles pour nous-mêmes dans notre travail (est-ce d’ailleurs le mot approprié ? 😉 ) avec les chevaux.

Communication, dominance and trust

Dans ce livre, on étudie un phénomène très primaire : l’interaction entre deux êtres. Et c’est cela, l’essence même de l’équitation, c’est simplement l’équilibre et la communication.

Riding is simple

L’auteur nous explique que monter à cheval est très simple. D’ailleurs, les enfants apprennent très vite à monter. Pourquoi ? Parce qu’ils utilisent encore leur langage du corps originel, primaire et ils possèdent donc une forme de communication très basique. Les enfants nous montrent que tout le monde peut monter à cheval car c’est une des choses les plus basiques et les plus naturelles dans le monde.

Hempfling insiste donc sur le fait que c’est pour cela que nous devons retourner à la base, nous devons nous retrouver « nous », notre original « nous ».

Obey me, and love me

Si je frappe ou que je punis mon cheval, il m’obéira jusqu’à un certain point mais il ne m’aimera pas. Pour travailler avec un cheval, la confiance et l’obéissance sont toutes les deux essentielles. Hempfling a donc étudié comment dominer un cheval sans le punir. Et tous les exercices dans ce livre ont ce but : la résolution de ce paradoxe.

Les seules « armes » employées sont le langage du corps, une séquence coordonnée de mouvements individuels, une présence et une concentration absolue, et une grande force de volonté.

Il est absolument nécessaire pour le bien-être psychique du cheval que nous le dominions complètement. Si on utilise fouets, éperons, et autres instruments du genre, le cheval ne nous suivra pas comme un petit chien. Il se détournera de moi, deviendra léthargique, montrera de l’anxiété et démontrera très largement que je ne suis pas son ami.

Only the weak fights

L’auteur nous explique que dans la nature, en général, ce sont les chevaux des « niveaux inférieurs » de la harde qui se battent. Les « leaders », ou les dominants, n’ont pas besoin de le faire (et ne sont pas spécialement les plus forts), mais ils possèdent d’autres caractéristiques. Et ces qualités nous permettent, si nous les possédons de dominer un cheval.

Il faut donc adopter le comportement de l’animal le plus haut placé dans la hiérarchie pour acquérir une position haut placée dans la hiérarchie.

The ground rules of horse language

Le cheval communique constamment avec nous. Il partage avec nous ses opinions et sentiments, il suffit de l’écouter, ce qui ne veut pas dire manquer de discipline.

  1. Everything is information – everything !

Nous faisons tellement peu attention à notre langage du corps, que les gestes et les mouvements que nous faisons, sont contradictoires, confus, incompréhensibles pour notre cheval. Il faut donc se rendre compte que notre corps tout entier, transmet des informations extrêmement puissantes. Pour les chevaux, chaque expression de notre corps a un contenu et un sens. Chaque mouvement devient un mot, une phrase, un paragraphe : de l’information. Notre état d’esprit et notre maintien ont un effet incroyable sur le psychique et le corps du cheval.

  1. Less is more

Il est important de contrôler son corps et tout ses mouvements pour que les gestes les plus simples deviennent un langage.

  1. Always use the same vocabulary

La consistance absolue dans notre langage du corps, est en pratique beaucoup plus difficile qu’on pourrait le croire. C’est pourquoi nous devons sans cesse nous remettre en question et constamment nous contrôler nous-mêmes.

  1. From flow to stimulus

Tous nos mouvements autours des chevaux doivent être fluides, ronds, doux, presque comme une dance. Si l’on bouge trop, les chevaux s’acclimatent et deviennent moins sensibles, terne (lourd), et alors il faut travailler avec des aides plus fortes. Ce que nous ne voulons absolument pas !

  1. Softer – softer – now only think it

Chaque signal doit être affiner jusqu’à n’être plus qu’une pensée (c’est le but ultime). Il faut donc que ces signaux soient très clairs dès le début. Et, même le signal le plus fin, le plus subtil doit être effectif immédiatement.

  1. Knock before entering

Lorsque l’on propose un nouvel exercice, il est préférable de prévenir le cheval. Comme ça, notre partenaire peut se préparer à écouter et répondre à notre souhait.

Balance

The best intentions

L’équilibre est aussi (et surtout) un problème pour le cheval, pas seulement celui du cavalier.

Dans la nature, tout se fait en équilibre. Un cheval ne fait que marcher, et parfois un peu trotter. Il y a 3 situations exceptionnelles à cela : la fuite, le combat et le fait d’être monté.

Un cheval n’est pas fait pour être monté. Si on le charge d’un poids supplémentaire, son équilibre est perturbé. Pour monter un cheval, il est absolument nécessaire de le rassembler, c’est-à-dire qu’il doit parvenir à se maintenir en équilibre avec son cavalier.

The Foundation

Leading the horse

Mener un cheval à la main est une des interactions les plus importantes pour une base solide. Car, c’est dans cette phase qu’on peut construire la relation recherchée de dominance/confiance avec le cheval.

The secret of the halt

A partir du moment où j’arrive à effectuer un stop correct, je suis capable de rassembler un cheval sans utiliser les rênes.

 « Rassembler sans freiner ; ce n’est pas un gaspillage d’énergie, mais bien une transformation de l’énergie »

L’arrêt et le demi-arrêt sont des termes très employés dans le milieu équestre. En général ce que cela veut dire est « continuer de donner des jambes et tirer sur les rênes (ou garder les mains fixes) ». En d’autres termes il faut utiliser la commande « en avant » (les jambes), pour stopper et garder le rassembler, la seule chose qui change c’est les rênes.

Un cheval en liberté s’arrête toujours en glissant son arrière main sous lui. C’est la seule façon pour qu’un cheval ne se fasse pas mal en s’arrêtant. Hors, selon Hempfling, si on utilise les rênes, le cheval est obligé d’utiliser l’avant-main pour s’arrêter, puisqu’il va s’appuyer sur les rênes.

Full and half-halts from the ground

Si on suit exactement les indications, on peut être surpris par le succès de la tentative. Le signal pour un stop au sol est cette séquence de mouvements :

Lors du mouvement en avant, le cavalier montre au cheval, comment se mettre sur son arrière-main, suivi par un arrêt tout à fait immobile. C’est-à-dire que le cavalier «saute» hors du mouvement dans une position presque accroupie (jambes pliées en dessous de soi) et reste momentanément immobile dans cette position.

Ce signal doit être de plus en plus réduit pour au final n’utiliser qu’un petit basculement de hanche pour faire passer un cheval d’un galop plein pot à un arrêt net.

Pour le demi arrêt :

Utilisez cette méthode pour ralentir un cheval du trot au pas: pendant que vous marchez, amenez vos hanches dans une position comme « accroupie » et continuez à marcher tranquillement comme ceci pendant plusieurs pas.

Une fois que vous développez la sensation pour ce faire, le minimum da basculement de hanches sera suffisant pour collecter le cheval et raccourcir ses foulées au sol sans aide supplémentaire. Chaque arrêt effectué ainsi fait travailler les hanches et le cheval reste léger et en équilibre tout le temps car il n’y a rien pour perturber l’harmonie du mouvement.

The three dominant leading positions

Hempfling nous explique un système qui permet d’atteindre en très peu de temps une dominance élevée sur le cheval.

Leading position 1

La persone est tournée face au cheval à une distance d’un à trois mètres, jamais moins. La main qui tient le bout de la corde a aussi le fouet (au moins pour les 2-3 premières séances). C’est juste pour renforcer le langage du corps, le fouet ne peut jamais servir à punir.

Leading position 2

Peu de choses changent, seulement le corps se tourne vers le coté. Ici aussi il ne faut pas être à moins d’un mètre du cheval. La main qui mène est bien derrière le corps. Mais le cavalier garde toujours un œil sur le cheval.

Leading position 3

La façon de tenir la corde ne change pas, celle-ci est toujours assez pendante. Vous montrez votre dos au cheval mais il faut garder un œil sur lui et toujours garder la main qui mène derrière soi. Il est important d’être devant les naseaux du cheval.

Il faut bien sûr travailler le cheval des deux côtés. Même pour les arrêts il faut rester dans ces positions, surtout au début.

Que se passe-t-il si le cheval passe devant?

  • Mettre le fouet en avant et le bouger pour créer une frontière claire
  • Retourner à la première position, la plus dominante
  • Le laisser passer et le moment ou il le fait , tourner de l’autre côté, et marcher dans l’autre direction

Il faut laisser la corde longue pour que le cheval puisse lui-même trouver sa distance par rapport à vous.

« Dancing with horses is not a distant dream, it begins from the first moment of being together and stays with us to the highest levels of riding. »

« Danser avec les chevaux n’est pas un rêve inaccessible, cela commence au premier moment où l’on est ensemble et cela reste avec nous jusqu’au plus haut niveau de l’équitation. »

From signal to praise : give a signal, reinforce it, praise.

Si un cheval devient obstiné, cela ne peut être dû qu’à 3 choses : Il ne comprend pas, il ne veut pas comprendre, ou il ne peut pas comprendre.

Il y a deux chose très difficile à faire pour les gens quand ils travaillent avec les chevaux. La première c’est, d’abord, d’être vraiment concentré et discipliné, et ensuite, la deuxième, c’est de féliciter. Comme on ne punit pas, il est essentiel de voir le positif et de le renforcer. Un court « bien », « super », « oui » (ou n’importe quel mot que vous préférez) est un chemin clairement marqué sur lequel il peut continuer paisiblement.

Un signal est toujours utilisé une seule fois. Après on utilise un renforcement et on félicite. Le renforcement diminue de plus en plus jusqu’à n’en avoir plus besoin.

« Working with a horse means first of all working on oneself. »

« Travailler avec un cheval veut tout d’abord dire de travailler sur soi. »

Tout le monde fait des erreurs, peut importe lesquelles. Ce qui est important est d’écouter notre intuition et de faire ce en quoi on croit, et vraiment et constamment faire juste ça. Si c’était en fait mauvais, alors vous pouvez vous rappeler que vous avez fait le mieux que vous avez pu, avec vos connaissances à ce moment-là, mais résolvez vous à faire mieux pour la suite.

The Picadero

The basic triangle

Le principe de l’ « entraineur en mouvement » est un élément important dans le travail à la longe. Si je ne bouge pas au milieu du cercle je n’ai aucun moyen de transmettre de l’information au cheval par mon propre rythme et mon tempo. Le plus important élément de la communication est cassé depuis le départ. Et, si je bouge dans un petit cercle je peux à tout moment changer ma position vis-à-vis du cheval.

Le plus important est d’avoir toujours son épaule opposée au sens de la main (donc épaule droite si le cheval est longé à main gauche) à hauteur de la croupe du cheval, comme ça le fouet est tenu à plusieurs centimètres derrière la queue mais sans jamais toucher le cheval.

The first lesson in the picadero

Amener son cheval dans le picadero comme appris précédemment. Lui laisser plusieurs minutes de liberté (à faire avant chaque séance pour lui donner un chance de s’étirer et de rouler). Si il va dans son box après la séance, pareil il doit aussi avoir une chance de rouler après le travail.

La beauté et la régularité de votre allure va être adopté par votre cheval. Et l’inverse sera vrai aussi. Hempfling conseille de faire des sessions assez courtes (5 à 15 minutes) car le travail très concentré et plein de sens.

Some more rules and suggestions

  • Pendant que vous travaillez ne vous laisser pas déranger. Pas de spectateurs (seulement en de rares occasions).
  • Gardez les séances courtes (5 à 20 minutes). Et s’arrêter immédiatement quand un exercice s’est particulièrement bien passé.
  • Travaillez avec votre cheval seulement quand tu te sens reposé, ‘amical’ et de bonne composition. Dès que vous sentez la colère monter, faites au mieux pour la contrôler, et arrêtez la session avant qu’il ne soit trop tard.

Suite

Klaus Ferdinand Hempfling explique ensuite la partie montée, l’épaule en dedans jusqu’au rassemblé, que je ne résumerai pas ici. Je pense qu’il y a déjà assez de choses à digérer. Je vous encourage, néanmoins, à en apprendre encore davantage en lisant son livre.

 

Mon opinion

Dancing with Horses est un livre incontournable ! On y aborde le cheval d’une façon tout à fait différente à ce que l’on a l’habitude d’apprendre. L’auteur nous emmène dans un autre monde. On a l’impression que tout est possible et facile. Et, en effet, j’ai essayé, c’est assez facile de commencer. Sa méthode pour mener le cheval en main a changé ma façon de faire et me facilite la tâche au quotidien avec n’importe quel cheval. C’est la même chose pour les arrêts et demi-arrêts au sol. En quelques minutes, les chevaux deviennent beaux. La partie montée est plus compliquée et Hempfling ne s’attarde pas sur les problèmes que l’on pourrait rencontrer. De son point de vue, si la base est bonne, on ne devrait pas rencontrer de problèmes, et c’est tout. Je suis assez sceptique à ce niveau-là. Je pense qu’il faut avoir un certain tact équestre et un savoir-faire énorme en équitation pour arriver à rassembler un cheval sur des rênes longues. Et que le cheval le fasse à pied ne veut pas dire qu’il le fera en selle. Je pense que de ce point de vue, il faudra que je lise encore d’autres ouvrages de Hempfling pour bien comprendre. Par contre, on ne m’avait jamais vraiment expliquer comment tourner avec mon corps à cheval. Enfin, je veux dire, pas en détails. Ici, l’auteur détaille scrupuleusement chaque mouvement séparément pour un tournant et pour chaque allure. Cela m’aide au quotidien.

Hempfling nous invite, dans son mot de la fin, à inclure petit à petit cette méthode dans notre travail. Et de voir les résultats. J’aime cette approche. Le fait de ne pas tout rejeter en bloc et de se retrouver perdu. Comme dans une danse, on va chercher des « moves » à droite et à gauche et on garde ce qui nous correspond.

Ce que j’ai appris – ce qui est important

  • TOUT. Absolument tout ce qui est écrit dans le résumé vaut la peine d’être essayé.
  • Le cavalier doit être aussi capable physiquement que le cheval, Hempfling propose une séance de gymnastique quotidienne afin d’améliorer sa souplesse, sa force et son endurance. Une séance de yoga peut très bien faire l’affaire.
  • Avant d’entrer dans le box (ou le pré), on se prépare. On trouve son calme intérieur qui est indispensable pour travailler avec les chevaux. On enlève le stress et les tensions de la journée. On fait des exercices pour détendre et préparer le corps. S’asseoir et prendre un peu de temps pour imaginer la meilleure fin de séance.
  • Hempfling prend toujours en vidéo ce qui se passe dans ses cours. Et c’est une pratique qu’il encourage. C’est difficile de croire les choses que la vidéo montre. Les réactions et la façon de se porter du cheval son presque toujours des images miroir des actions et de l’attitude du cavalier. Un cheval dit toujours la vérité et souvent sans merci.

Très prochainement je vous partage, une compilation en vidéo de mes premières tentatives d’arrêts et demi-arrêts en liberté !

Si vous avez des questions n’hésitez pas…

Pour vous procurer le livre : Dancing with Horses: Collected Riding on a Loose Rein, Trusting Harmony from the Very Beginning

Que votre journée soit belle !

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